La gestation pour autrui (GPA) | SCBS

La gestation pour autrui (GPA)

La gestation pour autrui (GPA) ou maternité de substitution est un accord par lequel une femme, communément appelée mère gestationnelle, ou « mère-porteuse », ou encore « mère de substitution », accepte de porter un enfant pour le remettre à sa naissance à un couple, appelé « parents intentionnels » ou « parents commanditaires », qui est à l’origine du projet parental. Autorisée en fait et en droit dans certains pays comme en Angleterre, la GPA est interdite en droit mais contournée dans les faits en France. Toutefois, qu’elle soit licite ou prohibée, au-delà des enjeux juridiques de la GPA sur la filiation des enfants nés de cette pratique comporte des conséquences médicales et psychologiques, tant pour l’enfant que pour la mère porteuse, qui ne sont pas toujours régit ou prévues par les législateurs. Parmi les enjeux médicaux, se trouvent les risques de grossesses multiples, la prématurité de l’enfant et le fait que la grossesse et l’accouchement en eux même ont des répercussions sur le corps de la mère porteuse. Quant aux effets psychologiques de la GPA, il y a notamment le risque d’instrumentalisation et de marchandisation de la personne inhérent à la GPA. La mère porteuse ne risque-t-elle pas de devenir un « outil de production » et que son corps soit mobilisé et utilisé pendant plusieurs mois ? En ce qui concerne les problématiques entourant l’enfant n’y a- t- il pas le risque qu’il soit considéré comme une « marchandise » ou « l’objet » d’un contrat qui doit être remis au couple intentionnel après sa naissance et dont la remise doit être conforme à ce qui était prévu par ces derniers notamment un enfant en bonne santé ? De tels risques peuvent-ils à leur tour avoir des conséquences sur son développement ? Les conséquences de la GPA sur les autres enfants, qu'il s'agisse des enfants de la gestatrice ou de ceux du couple receveur tout autant d’éléments à prendre en compte.

Auteur: 
Allane Madanamoothoo