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 Écoles de management : visa, RNCP, reconnaissance… Comment y voir plus clair ?

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Écoles de management : visa, RNCP, reconnaissance… Comment y voir plus clair ?

S’intéresser aux écoles de management donne parfois l’impression de plonger dans un environnement complexe. Il faut reconnaître qu’il peut être difficile de se repérer parmi les centaines d’écoles en France qui recrutent tant au niveau bac, que bac+1/+2/+3/+4 et même +5 pour certains programmes post-master. C’est pourquoi les pouvoirs publics ont mis en place des référentiels et des normes permettant de juger de la qualité des écoles. Ces standards s’intéressent à la fois à la qualité académique, mais également à l’employabilité des étudiants, aux travaux de recherche des enseignants-chercheurs, aux accords internationaux, aux processus d’admission, etc. Pour y voir plus clair, et savoir poser les bonnes questions aux écoles que tu rencontres, voici ce qu’il faut en retenir.

La reconnaissance par l’État

C’est la base. Le service minimum que toute école devrait avoir. Parce que la dénomination « école de management » n’est pas protégée, n’importe qui peut décider d’en ouvrir une. Or, le seul moyen de savoir ce qui fonctionne vraiment, c’est de s’assurer que l’école est bien reconnue par l’État. Cette reconnaissance fait suite à un audit approfondi qui contrôle le parcours des étudiants, les locaux, la pédagogie, mais également la solidité de l’école sur les plans administratifs et financiers.

Cette reconnaissance est d’ailleurs indispensable pour que les étudiants boursiers puissent faire une demande d’aide financière et s’inscrire au CROUS. Choisir un établissement non reconnu par l’État, c’est prendre des risques importants de suivre une formation qui peut être fragile d’un point de vue pédagogique, mais également financier.

La certification du diplôme

C’est un standard de qualité qui ne concerne pas l’école, mais le programme suivi qui est sanctionné par un diplôme. Il s’agit d’une reconnaissance qui est délivrée par l’État, l’un de ses ministères ou de ses agences, comme la commission nationale de la certification professionnelle par exemple. La certification du diplôme (ou du titre selon les cas) répond à des exigences fortes sur le plan pédagogique, mais également en termes de débouchés professionnels et d’employabilité. Pour qu’un diplôme soit certifié, il doit valider un parcours construit pour mener les étudiants vers un emploi. Pour une école de management, un diplôme peut être certifié de niveau 1 ou 2 selon le niveau final des études. Le niveau 1 correspondant à un bac +5 et le niveau 2 à un bac +3/+4. En matière de certification, on parle beaucoup de RNCP, qui est la plus connue et est souvent mise en valeur par les établissements ne disposant que de celle-ci.

Le diplôme visé par l’État

On entre ici dans la ligue 1 des écoles de management. Ici, ne subsistent que les meilleures écoles puisque la procédure du visa est une démarche qui implique que l’État s’engage et valide le cursus et le diplôme de l’école. Le visa signifie que le contenu de la formation est étudié dans les moindres détails. Cela va des cours aux modules pédagogiques, en passant par la démarche d’admission, l’international, la vie associative, la composition des jurys, les actions de recherche du corps professoral, l’employabilité, etc. Le visa constitue un processus lourd, long et très exigeant pour les écoles de management. Il n’est d’ailleurs jamais totalement acquis. En effet, un visa a une durée limitée (jusqu’à 6 ans maximum) et peut être obtenu pour une période moindre. C’est un bon moyen pour les écoles de se remettre régulièrement en question et d’intégrer une démarche d’amélioration continue de la qualité de leurs programmes, puisqu’elles doivent refaire un audit de leur cursus à intervalle régulier. Au moment de choisir ton école, il est donc important que tu te renseignes sur le visa du programme et pour combien de temps celui-ci a été obtenu.

Le visa de l’État est délivré par la CEFDG (la Commission d’Évaluation des Formations et Diplômes de Gestion) qui est la seule instance nationale compétente pour l’évaluation des formations dans ce domaine et garantit leur qualité.

Le grade de Master (et de licence)

Ici, c’est la Ligue des Champions des écoles de management françaises. Petite explication : le terme « master » est réservé à l’université et aux diplômes bac+5 délivrés par l’État. Pour les écoles de management qui ne dépendent pas de l’université, on parle de « grade de Master ». C’est un sceau de qualité qui garantit un très haut niveau d’exigence pour une école disposant d’un programme bac+5. Comme pour le visa, c’est la CEFDG qui audite les programmes des écoles et ce grade constitue le critère de qualité le plus élevé, au niveau français, pour une école de management.

Le grade de master est délivré pour une durée variable de 1 à 6 ans et est encore plus difficile à obtenir que le visa. Il n’est d’ailleurs pas attribué automatiquement à une formation bac+5, même si elle délivre un diplôme visé. Au cours des 10 dernières années, certaines grandes écoles ont même perdu leur grade de master de manière temporaire, ce qui a eu un impact immédiat sur le nombre d’élèves admis. Les écoles qui ont le grade de Master sont également membre de la Conférence des Grandes Écoles, une association prestigieuse qui regroupe toutes les plus grandes écoles de management et d’ingénieurs.

Enfin, à noter que ce système de grade devrait également se développer au niveau bac+3 afin de mieux classer les diplômes bachelor qui ne sont pas régulés par l’État. Un projet est en cours et devrait voir le jour en 2020/2021.

 

Connaître les reconnaissances officielles et les sceaux de qualité des écoles est important pour faire le bon choix. Cela te permettra de mieux sélectionner les écoles susceptibles de t’intéresser tout en sachant qu’elles correspondent à tous les critères de qualité au niveau national. De quoi choisir les meilleures écoles pour tes études !

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