Partir à l’étranger est devenu un passage structurant dans un parcours en école de management. Échange universitaire, stage international, double diplôme : les formats se multiplient et les destinations aussi. Pourtant, toutes les expériences internationales ne se valent pas. Certaines transforment durablement un étudiant, d’autres laissent un sentiment d’occasion manquée.
La différence tient rarement au pays choisi. Elle repose surtout sur la préparation, la posture adoptée sur place et la capacité à exploiter cette expérience sur le long terme. Voici 10 conseils essentiels pour réussir pleinement son expérience internationale.
1. Bien choisir sa destination
Le premier réflexe est souvent émotionnel : suivre ses amis, choisir une destination « qui fait rêver » ou viser un pays perçu comme prestigieux. C’est compréhensible, mais rarement stratégique. Une destination doit avant tout être cohérente avec votre personnalité, votre niveau de langue et vos objectifs. Si vous n’avez pas le goût de l’aventure lointaine, inutile de partir en Argentine ou au Chili pour suivre des cours en espagnol. Une université en Espagne peut offrir une immersion linguistique tout aussi efficace, avec un cadre plus rassurant.
À l’inverse, si vous recherchez un choc culturel fort et une remise en question personnelle, une destination moins conventionnelle peut être extrêmement formatrice. Il n’existe pas de « bon » ou de « mauvais » choix, seulement des choix alignés… ou non.
2. Étudier ses options de mobilité
Partir à l’étranger ne signifie pas uniquement partir suivre des cours dans une université partenaire. Les formats sont variés :
- échange académique,
- stage en entreprise à l’international,
- expérience mixte avec cours et expérience professionnelle à l’international dans deux pays différents.
Un séjour universitaire permet de découvrir d’autres méthodes pédagogiques, souvent plus participatives ou plus exigeantes en travail personnel. Un stage, lui, confronte à la réalité du monde professionnel, à des codes culturels différents et à des attentes parfois très éloignées de celles observées en France.
Lorsque le parcours le permet, combiner les deux est souvent la formule la plus riche : apprendre dans un cadre académique, puis appliquer ces apprentissages en entreprise.
3. Anticiper les aspects administratifs et pratiques
Visa, assurance, logement, budget, couverture santé : ces sujets peuvent sembler secondaires, mais ils conditionnent directement la qualité du séjour. Un visa mal anticipé peut retarder un départ. Un logement choisi dans l’urgence peut isoler socialement. Un budget mal évalué peut limiter les déplacements ou les opportunités. Les étudiants qui vivent le mieux leur mobilité sont souvent ceux qui ont sécurisé ces aspects plusieurs mois à l’avance.
Cette phase de préparation est aussi un premier apprentissage de la rigueur et de l’autonomie, compétences clés dans un parcours en management.
4. Travailler son niveau de langue en amont
Beaucoup d’étudiants comptent sur l’immersion pour progresser. Elle aide, bien sûr, mais elle ne fait pas tout. Arriver avec un niveau fragile complique l’intégration, limite la participation en cours et peut freiner les échanges sociaux. Travailler la langue en amont permet de tirer pleinement profit de l’expérience dès les premières semaines. Il ne s’agit pas seulement de grammaire, mais aussi de vocabulaire académique, professionnel et de compréhension des accents locaux.
Plus on est à l’aise linguistiquement, plus on ose. Et plus on ose, plus on apprend. C’est encore plus vrai pour un stage en entreprise à l’international, où l’employeur s’attendra à ce que vous soyez relativement rapidement opérationnel.
5. S’informer sur la culture et les codes locaux
Les différences culturelles ne concernent pas uniquement la vie quotidienne. Elles s’expriment aussi dans la manière d’enseigner, de travailler en groupe, de s’adresser à un professeur ou à un manager en entreprise. Dans certains pays, la participation orale est indispensable pour valider un cours. Dans d’autres, la hiérarchie en entreprise est très marquée. Ignorer ces codes peut créer de l’incompréhension, voire de la frustration.
Se renseigner en amont permet d’ajuster sa posture et d’éviter des erreurs d’interprétation qui n’ont rien à voir avec le niveau académique.
6. Sortir de sa zone de confort dès les premières semaines
Les premières semaines sont déterminantes. C’est à ce moment que se forment les cercles relationnels et les habitudes. Rester entre français est rassurant, mais appauvrit considérablement l’expérience.
Participer aux activités proposées par l’université ou l’entreprise, engager la conversation, accepter l’inconfort des premiers échanges : c’est souvent difficile, mais essentiel. Les étudiants qui font cet effort tôt vivent une expérience bien plus riche, tant sur le plan humain que culturel.
7. Gérer son temps et son budget avec rigueur
Entre les cours, les projets, la vie sociale et les découvertes, l’équilibre peut vite devenir instable. Certains étudiants négligent leurs études, d’autres s’isolent par manque de moyens ou de temps. Apprendre à organiser son emploi du temps, à arbitrer ses dépenses et à poser des priorités fait partie intégrante de l’expérience internationale. C’est aussi une compétence directement transférable dans la vie professionnelle.
8. Valoriser son expérience sur le plan professionnel
Une expérience internationale ne se valorise pas automatiquement sur un CV. Ce qui compte, ce sont les compétences développées et la capacité à les expliquer. Adaptabilité, autonomie, communication interculturelle, capacité à travailler dans l’incertitude : ces compétences doivent être identifiées, illustrées par des exemples précis et intégrées dans le discours professionnel, notamment lors des entretiens.
9. Rester connecté à son école et à son réseau
Une mobilité internationale n’est pas une parenthèse isolée. Elle s’inscrit dans un parcours global, notamment dans une école comme SCBS, où l’international est pensé comme un levier de professionnalisation. Garder le lien avec son école, ses enseignants et les alumni permet de préparer le retour, d’anticiper la suite du cursus et de valoriser cette expérience dans une trajectoire cohérente.
10. Capitaliser sur l’expérience au retour
Le retour est souvent sous-estimé. Pourtant, c’est à ce moment que l’expérience prend tout son sens. Prendre du recul, analyser ce qui a changé, ce qui a été appris et ce qui peut être réutilisé permet de transformer un séjour à l’étranger en véritable accélérateur de maturité. Enfin, n’oubliez pas de garder le contact avec les personnes rencontrées sur place. Qui sait ? Vous pourriez les revoir plus vite que vous ne l’imaginez.
Une expérience internationale réussie ne se résume ni à une destination attractive ni à la durée du séjour. Elle repose sur des choix réfléchis, une capacité à s’adapter et une volonté réelle de s’ouvrir à d’autres façons d’apprendre, de travailler et de penser. Pour un étudiant en école de management, partir à l’étranger est avant tout un exercice de maturité : apprendre à se connaître, à évoluer dans l’incertitude et à donner du sens à son parcours.
Une expérience internationale réussie repose sur une préparation solide, l’ouverture aux autres cultures et la capacité à valoriser ses acquis. À SCBS, nos étudiants bénéficient de programmes d’échanges universitaires, de stages internationaux et de doubles diplômes, pour vivre pleinement chaque étape de leur parcours à l’international. Retrouvez toutes nos informations sur l’international sur notre page : L’international à SCBS