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 Comment instaurer un management participatif en entreprise

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Comment instaurer un management participatif en entreprise

La pandémie mondiale de COVID-19 a sérieusement poussé les entreprises à réorganiser leur mode de fonctionnement. En quelques semaines, le télétravail est devenu la norme et l’agilité sa raison d’être. Et de l’agilité, il en faut pour naviguer à travers un environnement en constante évolution. D’un côté, la transformation digitale change les processus et les modes de fonctionnement, et de l’autre, le télétravail bouscule les codes en vigueur. En règle générale, le changement est toujours bon. Il est là pour améliorer les choses, fluidifier les prises de décision et transformer l’état d’esprit des salariés. Et quitte à changer, on peut aller encore un peu plus loin avec le management participatif : une organisation simplifiée, moins pyramidale et plus directe qui plaît notamment aux nouvelles générations. Entre aplanissement hiérarchique et holacratie, voyons comment faciliter et instaurer la mise en place d’un management participatif en entreprise.

Expliquer, communiquer et éduquer

Transformer une organisation en mode participatif prend du temps, des efforts et de l’énergie. Le risque, c’est de tomber dans un attribut de communication qui soit factice uniquement à des fins de promotion, notamment pour développer la marque employeur. Pour être sincère, il faut donc croire en la démarche et la partager autour de soi. Organisation d’ateliers et de conférences, partages de bonnes pratiques, explication des règles du jeu, test grandeur réel sur un temps limité ou au sein d’un service… il existe de nombreuses possibilités pour encourager le passage à un management plus participatif.

Casser les silos et miser sur la pluridisciplinarité

Pour être efficace, il faut se débarrasser des vieux modèles où les silos et les multiples couches de validation étaient la règle. Ceux où le salarié demande une validation à son chef, qui remonte l’information à son propre N+1 avant d’avoir l’avis du N+2, puis de descendre en cascade par un autre service avec un message totalement réécrit. L’innovation et l’efficience ne viendront que de la mise en commun des savoirs. Pour y parvenir, il faut réinjecter de l’humain dans les méthodes de travail et susciter les rencontres en faisant travailler ensemble des personnalités qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer. Avant la pandémie, on parlait de zone d’innovation commune, de gestion de projets multidisciplinaires, de hackathons, et de séminaires de créativité pour valoriser l’entreprise libérée. En mode COVID, le challenge est un peu plus délicat, mais reste faisable à distance avec des rencontres par Zoom, des espaces de travail collaboratifs, des bureaux virtuels et des outils d’intelligence collective.

Responsabiliser ses salariés 

Pour y parvenir, il faut un climat où chacun peut avoir confiance en soi, dans les autres, et dans les valeurs que porte son entreprise. Certaines organisations vont d’ailleurs très loin pour responsabiliser leurs salariés : supprimer toutes les règles. En partant du principe que chacun assume et habite sa mission professionnelle, les règles ne servent qu’à ralentir la marche en avant de l’organisation. Cela veut dire qu’il n’y a plus de dress code, d’horaires fixes, d’obligation de présence et de congés limités. Chacun travaille selon son rythme, son envie et sa personnalité. Ce qui compte : la réussite des objectifs définis ensemble et non la manière de les atteindre. Évidemment, la qualité du recrutement et les efforts investis pour repérer les bons candidats jouent un rôle crucial pour réussir cette étape de responsabilisation

Accélérer l’innovation et la collaboration (même à distance)

Pour se libérer, être plus participatif et se transformer de l’intérieur, il est indispensable d’utiliser les outils numériques, mais aussi de transformer l’état d’esprit des salariés et managers. Quelques exemples :

 

  • Former les managers à l’innovation distancielle : accepter de sortir des objectifs de rentabilité à court terme et de la pression quotidienne pour lâcher prise et apporter une bonne dose de soft-skills. Cela signifie adapter son comportement et se recentrer sur l’intelligence émotionnelle, le savoir-être, l’écoute active et apporter un peu plus d’humain dans les relations interpersonnelles à distance.
  • Mixer les cultures : créer des groupes de travail pluridisciplinaires (ingénieurs, designers et marketeurs par exemple). L’entre-soi n’est jamais bon pour innover. C’est du partage des expériences avec des profils différents que l’éclair de génie peut survenir. On peut forcer un peu les choses avec des ateliers créatifs qui mettent ensemble des cultures et des expériences différentes. L’avantage du distanciel est qu’on ne peut pas s’asseoir spontanément à côté de son collègue dont on connaît déjà tout.
  • Instaurer un climat de bienveillance : à distance, c’est parfois difficile de s’exprimer et ce seront toujours les mêmes qui prendront la parole : ceux qui ont confiance en eux, qui pensent maîtriser leur communication orale ou qui sont hiérarchiquement au-dessus des autres. Pour innover, il faut instaurer un climat de confiance dans un état d’esprit convivial où chacun peut s’exprimer en toute franchise et liberté. 
  • Gamifier l’innovation avec les bons outils : il faut oublier un moment Outlook et Excel. L’innovation collaborative avec une plateforme d’intelligence collective permet aux collaborateurs de soumettre des idées, d’enrichir les contributions existantes et de contribuer à faire de l’innovation un loisir quotidien. La plateforme reprend les codes du jeu vidéo avec des systèmes de points, de badges, de la monnaie virtuelle et des classements. Lorsque toute l’information est centralisée au même endroit, il devient facile et amusant de se lancer.

 

Le management participatif libère l’entreprise, permet d’identifier des idées et des innovations nouvelles, solidifie les valeurs de l’organisation et crée les conditions pour travailler en confiance, loin du schéma traditionnel patriarcal, bureaucratique et pyramidal. En soi, ce n’est pas une révolution, mais une évolution continue. Quelque chose qui se construit avec le temps, par petite touche, afin d’enclencher un cercle vertueux à forte valeur ajoutée.

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